Annexe 6 OIDAl · Suisse

Les 14 allergènes alimentaires à déclarer en Suisse

La liste officielle, des exemples concrets en restauration et une méthode simple pour relier chaque plat à une information fiable. Dernière vérification éditoriale : 20 septembre 2026.

Voir la liste des 14 allergènes

Qui doit identifier ces allergènes ?

En Suisse, toute personne qui fabrique, transforme ou remet des denrées alimentaires est responsable de son autocontrôle. Pour un restaurant, un café, un traiteur, un take-away ou un service de livraison, cela implique de connaître la composition réelle des plats et de pouvoir renseigner correctement le client.

La liste ci-dessous sert de point de départ. Elle ne suffit pas seule : il faut la relier aux recettes, aux produits achetés et aux conditions de préparation de votre propre établissement.

Passer de votre carte à une matrice d'allergènes

L'outil Autocontrôle GastroKnow transforme la photo de votre carte en base de travail : il extrait les plats, propose les allergènes à contrôler, puis prépare une matrice et un PDF daté après votre vérification.

Photographier la carte
Extraire les plats
Repérer les allergènes
Vérifier chaque recette
Exporter la matrice

Important : l'analyse assiste le responsable, mais ne remplace jamais sa validation des recettes, des fiches fournisseurs et des contaminations croisées possibles.

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Liste officielle des 14 allergènes

Ces quatorze groupes figurent à l'annexe 6 de l'OIDAl (RS 817.022.16). Les exemples indiquent où les rechercher en cuisine ; ils ne remplacent pas la lecture de la composition exacte du produit.

1. Céréales contenant du gluten

Comprend : blé, seigle, orge, avoine, épeautre, kamut.

À vérifier : pain, panure, pâtes, roux, bière, sauce soja.

2. Crustacés

Crevettes, crabes, homard, bisque et pâte de crevettes.

3. Œufs

Mayonnaise, pâtes fraîches, dorure, meringue et glaces.

4. Poissons

Anchois, sauce César, sauce Worcestershire et fumet.

5. Arachides

Sauce satay, huile, pâte et éclats d'arachides.

6. Soja

Tofu, sauce soja, miso, lécithine et protéines végétales.

7. Lait

Beurre, crème, fromage, lactosérum et certaines charcuteries.

8. Fruits à coque

Amande, noisette, noix, cajou, pécan, Brésil, pistache et macadamia. Vérifier praliné, nougat, pesto et huiles.

9. Céleri

Bouillons, fonds, mirepoix, sel de céleri et mélanges d'épices.

10. Moutarde

Vinaigrettes, marinades, sauces et charcuteries.

11. Sésame

Tahini, houmous, pain burger, gomasio et huile de sésame.

12. Sulfites

Seuil supérieur à 10 mg/kg ou 10 mg/l. Vérifier vin, fruits secs et vinaigre.

13. Lupin

Farines composées, pains spéciaux et substituts végétaux.

14. Mollusques

Moules, huîtres, calamars, seiche et escargots.

Précision utile : indiquez l'espèce concernée pour les céréales contenant du gluten et les fruits à coque : « blé » plutôt que « céréale », « amande » plutôt que « fruit à coque ».

Construire une documentation fiable

  1. Rassembler les preuves. Consultez les étiquettes, fiches techniques et informations de chaque fournisseur.
  2. Décomposer chaque recette. Incluez sauces, fonds, marinades, garnitures et produits semi-finis.
  3. Distinguer ingrédient et contamination croisée. Examinez notamment les friteuses, ustensiles et surfaces partagés.
  4. Faire valider par le responsable. Une proposition automatique ou une ancienne fiche ne constitue pas une validation.
  5. Dater et actualiser. Recontrôlez après tout changement de recette, de produit ou de fournisseur.

Erreurs courantes en restauration

Oublier les ingrédients composés

Un bouillon, une sauce industrielle, une charcuterie ou un dessert acheté peut contenir plusieurs allergènes.

Conserver une fiche après un changement

Un nouveau fournisseur ou une nouvelle référence impose de relire la composition avant de continuer à utiliser la fiche.

Confondre absence et risque de traces

Une friteuse, une pince ou une surface partagée peut créer un risque distinct de la présence volontaire dans la recette.

Ne pas transmettre l'information à l'équipe

La documentation doit être accessible, comprise et actualisée pour le personnel qui renseigne les clients.

Questions fréquentes

Combien d'allergènes faut-il identifier en Suisse ?

L'annexe 6 de l'OIDAl répertorie quatorze groupes d'ingrédients pouvant provoquer des allergies ou d'autres réactions indésirables.

Faut-il préciser l'espèce de fruit à coque ou de céréale ?

Oui. Il faut identifier précisément l'espèce concernée, par exemple amande ou noisette, blé ou seigle.

Les sulfites sont-ils toujours à déclarer ?

Le seuil prévu est supérieur à 10 mg/kg ou 10 mg/l dans le produit fini, exprimé en anhydride sulfureux.

Une analyse automatique suffit-elle pour valider une carte ?

Non. Elle peut accélérer le repérage, mais le responsable doit vérifier les recettes, les fiches techniques et les risques de contamination croisée.

Quand faut-il mettre la documentation à jour ?

À chaque changement de recette, d'ingrédient ou de fournisseur, et dès qu'une nouvelle information de composition est reçue.

Guides complémentaires

Sources vérifiées

Contenu informatif vérifié le 20 septembre 2026. Il ne remplace ni l'examen de vos produits et procédés, ni une décision de l'autorité cantonale compétente.

Créez une matrice adaptée à votre propre carte

Importez votre carte, contrôlez les propositions plat par plat, puis conservez une matrice datée pour votre équipe. Votre validation reste indispensable.

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